Parc national de Queulat

Parc national de Queulat

Parc national de Queulat

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Sur la Carretera Austral, le parc national de Queulat protège 154 093 hectares de forêts froides, fjords et glaciers, dont le célèbre glacier Colgante.

Le parc national de Queulat couvre 154 093 hectares dans la région d'Aysén, au cœur de la Patagonie chilienne. Forêts froides, fjords, glacier suspendu et cascades alimentées par les eaux de fonte composent un territoire de moyenne montagne traversé par la Carretera Austral, accessible toute l'année mais surtout praticable durant l'été austral.

Pourquoi venir à Queulat

Queulat se distingue dans le réseau des parcs patagoniens par la combinaison rare d'un glacier suspendu visible depuis un sentier de courte durée, d'une forêt valdivienne dense recouverte de lichens et d'un climat océanique qui maintient la végétation verte presque toute l'année. Le parc convient aux randonneurs qui cherchent des itinéraires accessibles (2 à 3 heures) sans renoncer à des paysages de glace, ainsi qu'aux observateurs de faune intéressés par les oiseaux endémiques du sud du Chili.

Comparé à des sites plus fréquentés comme le Mirador Las Torres ou le Cerro Torre, Queulat reste discret et peu fréquenté, en partie à cause de son isolement le long de la Carretera Austral.

Histoire et étymologie

Le parc a été créé en 1983 pour protéger ses forêts tempérées humides, ses fjords et ses glaciers. Il est géré depuis par la CONAF (Corporación Nacional Forestal), l'organisme chilien en charge des aires protégées.

Deux hypothèses coexistent quant à l'origine du nom. La première renvoie au mot kawésqar « kenelat », qui signifie « terres lointaines ». La seconde rattache le nom au chono « keolat », évoquant le « son des cascades ». Les deux étymologies témoignent de la présence des peuples canoeros qui parcouraient ces fjords avant l'arrivée des Européens.

L'exploration documentée de la zone remonte aux environs de 1766, lorsque les jésuites menés par le père José García Alsue s'enfoncent dans la région à la recherche de la mythique Cité des Césars. Plus d'un siècle plus tard, en 1875, le capitaine Enrique Simpson identifie le glacier Colgante (« glacier suspendu »), qui deviendra l'emblème du parc. Depuis l'époque des relevés historiques, le front du glacier a fortement reculé : autrefois proche du rivage du lac, il s'en trouve aujourd'hui à plusieurs kilomètres, témoin visible du retrait glaciaire patagonien.

Que voir et que faire

Le glacier Colgante et la lagune Témpanos

Le glacier Colgante est l'attraction principale du parc. Suspendu entre deux parois rocheuses, il libère ses eaux de fonte en cascades qui plongent dans la lagune Témpanos en contrebas. Le sentier Ventisquero Colgante (environ 3 heures aller-retour, dénivelé modéré) mène à un mirador qui fait face au glacier. Une passerelle plus courte permet aussi d'atteindre le bord de la lagune, d'où des embarcations effectuent parfois de courtes traversées.

Cascades, lacs et lagunes

La cascade los Vientos, alimentée par les eaux de fonte du glacier Colgante, se rejoint par un sentier d'environ 2 heures. D'autres points d'eau ponctuent le parc : la cascade Padre García, le Salto del Cóndor, la lagune Los Pumas et le lac Risopatrón, le long de la Carretera Austral.

Le Cerro Ventisquero

Pour les marcheurs aguerris, le sentier du Cerro Ventisquero (environ 6 heures, fort dénivelé) monte jusqu'à un belvédère qui domine le glacier et les vallées environnantes. Le terrain est exigeant et exposé : prévoir équipement de pluie et chaussures adaptées.

Forêts et flore

Les versants sont couverts d'une forêt valdivienne dominée par le coihue, le lenga, le ñire et le tepa, accompagnés de fougères géantes et de la nalca (rhubarbe géante chilienne). Les troncs sont recouverts de lichens et de mousses, signe d'un taux d'humidité très élevé. Dans les zones marécageuses poussent des plantes carnivores : droseras et utriculaires.

Faune

Les mammifères présents incluent le puma, le pudú (petit cerf endémique), le kodkod (petit félin) et le renard de Magellan. Côté oiseaux, on observe le condor des Andes, le martinet de Patagonie, l'oie de Magellan, le huet-huet, le canard siffleur de Chiloé, le cygne à cou noir et le rayadito à queue épineuse.

Quand y aller

Le climat est maritime tempéré, plus humide à l'ouest et plus sec à l'est. La température moyenne annuelle tourne autour de 8 °C, avec des chutes de neige possibles en altitude durant l'hiver austral. La meilleure période de visite s'étend de novembre à mars : sentiers ouverts, journées plus longues et conditions plus stables. Les averses restent fréquentes même en été, prévoir un équipement imperméable indispensable.

Comment s'y rendre

En voiture

L'accès se fait par la Carretera Austral (Route 7), qui traverse le parc du nord au sud. Depuis Puerto Montt, comptez plusieurs jours de route avec des étapes obligatoires en ferry. Depuis Coyhaique, plus proche, l'entrée sud du parc se rejoint en quelques heures de route vers le nord.

En bus

Des bus relient régulièrement Coyhaique et Chaitén à Puyuhuapi, village situé à proximité du parc. De Puyuhuapi, on rejoint l'entrée du parc en navette, taxi ou auto-stop.

En avion

L'aéroport Teniente Vidal de Coyhaique reçoit des vols réguliers depuis Santiago et Puerto Montt. C'est la solution la plus rapide pour gagner la région d'Aysén avant de poursuivre par la route.

Informations pratiques

  • Gestion : CONAF, droit d'entrée à régler à l'accueil (tarif modéré).
  • Saison : ouvert toute l'année, sentiers pleinement praticables de novembre à mars.
  • Équipement : vêtements imperméables et coupe-vent, chaussures de randonnée tenant à l'eau, couches chaudes même en été, anti-moustiques.
  • Hébergement : campings rustiques au sein du parc et hébergements (lodges, hosterías) à Puyuhuapi.
  • Réseau : pas de couverture mobile fiable dans le parc, prévoir cartes hors ligne.

Aux alentours

Puyuhuapi, à une vingtaine de kilomètres de l'entrée nord, est le village-base le plus pratique. Il abrite des sources thermales réputées (Termas de Puyuhuapi), accessibles uniquement par bateau pour certaines, qui complètent bien une journée de randonnée. La Carretera Austral permet ensuite de rejoindre, plus au nord, le volcan de Chaitén et son parc national Pumalín, ou plus au sud les fjords du parc national Bernardo O'Higgins. Pour les voyageurs poursuivant en Argentine, des sites emblématiques comme le Pliegue Tumbado près d'El Chaltén complètent un itinéraire patagonien.

Questions fréquentes

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Questions fréquentes

Une journée pleine permet de réaliser le sentier du glacier Colgante et celui de la cascade los Vientos. Comptez deux jours pour ajouter le Cerro Ventisquero ou explorer plusieurs lagunes le long de la Carretera Austral.

De novembre à mars, pendant l'été austral. Les sentiers sont alors praticables et les journées longues, même si les averses restent fréquentes.

Oui. Des bus reliant Coyhaique, Chaitén et Puyuhuapi circulent sur la Carretera Austral. Depuis Puyuhuapi, des navettes ou taxis rejoignent l'entrée du parc.

Oui. Les relevés historiques depuis le XIXe siècle montrent un retrait marqué du front du glacier, qui se trouve aujourd'hui à plusieurs kilomètres du rivage de la lagune Témpanos.

Veste imperméable, chaussures de randonnée tenant à l'eau, plusieurs couches chaudes, gourde et anti-moustiques. La pluie peut survenir en toute saison.

Préparer votre voyage

Le parc national de Queulat s'inscrit naturellement dans un itinéraire le long de la Carretera Austral. Pour construire un voyage sur mesure incluant Aysén et les autres régions patagoniennes, consultez nos voyages en Patagonie.

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